• Complainte de l'aphone

    Doux éclats sonores offerts par des lèvres souriantes, s'envolent pour venir chatouiller mes oreilles. Mon corps, toujours les reçoit avec émoi, mais jamais ne les produira. 

    Si l'on ne peut me taxer d'aucun rire, pourquoi l'on considérerait mes fades paroles? Obstinément, ceux qui se courbent sous l'hégémonie de la comédie les ignorent. 

    Ma voix, stérile, décroit progressivement jusqu'à devenir un faible son adagio. 

    On ne me regarde plus. On ne me voit plus. On ne m'aime plus.

    On m'oublie.

    Sous les rires d’autrui, ma voix se brise et s’éteint.

     

    La yema de luz que crece en mi corazón apagará nunca.


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