• Cycle infini

    Sur le ventre, centre de l’étroit univers individuel, une tête se pose. La pression familière et réconfortante se mêle alors au nœud que  tisse la peine dans le ventre creusé par la faim et contracté par la peur.  A ce contact tout se brouille, se confond, s’entrechoque. Soudain, la tête remue légèrement. La peau rencontre la peau. Un espoir humide. Un seul. Puis la tête redevient inanimée. Au milieu des débris gisants dans le ventre ravagé, émerge lentement un papillon virevoltant. A sa suite, un millier d’autres, majestueux, nobles. Ils agitent tendrement le ventre et le souffle ardant de leurs battements lui réinsuffle la vie. Le voilà envahit d’une amante chaleur protectrice. Les papillons dansent encore un temps puis sombrent dans le creux d’une nouvelle faim. Plus douce, plus profonde, elle chatouille tendrement le ventre.


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