• Humain/e !

    Laisse-moi te montrer des personnes que tu ne vois qu’occasionnellement, et pour cause, elles se cachent. Aujourd’hui en France, 38% des SDF sont des femmes et leur vie est un enfer. Bien sûr, celles des hommes également mais certaines contraintes ne pèsent pas sur eux. Tout d’abord, il faut répondre à une question primordiale, pourquoi ne les apercevons-nous que rarement ?

    Et bien, les femmes se cachent tout simplement. Elles peuvent écumer les gares toute la journée en essayant de ne pas paraître comme ce qu’elles sont afin de ne pas être prises pour cible (notamment par les autres SDF), car oui, dans la rue les femmes sont sujettes à des viols et des violences qui eux même engendrent d’autres soucis comme une grossesse ou des maladies. Les gares ferment vers 3H du matin et ce n'est que par la suite qu’elles rejoignent les services d’urgence des hôpitaux avant de repartir. Ce sont donc des journées sans réel sommeil baignées de stress constant et doublées d’une vie d’errance sans réel autre but que survivre.

    D’autres femmes nient toute féminité et se rendent repoussantes pour ne pas être incommodées. Mais tu sais comme moi que le manque d’hygiène peut être très dérangeant : tu vois déjà comme c’est désagréable de ne pas pouvoir prendre une petite douche après ta séance de sport, alors des mois et des mois sans se laver…

    L’un des problèmes très encombrant que connaît chaque femme dans la rue est: ses règles.

    Pour ces personnes dans la plus grande précarité, j’imagine que dépenser de l’argent pour ces problèmes menstruels doit être très difficile. Mais si elles ne le font pas, leurs vêtements et leur hygiène en prendront un coup, car certes, il y a des dispositifs à leur disposition mais ils sont insuffisants et les toilettes sont souvent payants.

    Beaucoup d’autres soucis asseyent les SDF, trop pour tout décrire dans cette petite lettre, je vous laisse vous pencher plus amplement dessus, laissez-moi juste vous conseiller d’au moins sourire à ces gens, car c’est leur montrer qu’ils ne sont pas invisibles !


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  • Bonjour,

    Avant de te livrer mon message, laisse-moi te dire que tes vêtements te vont à ravir aujourd’hui ! Non, non, vraiment j’insiste ! Et d’où viennent-ils ? D’un magasin ? Non, je te parle de l’endroit où ils ont été créés. Dans un pays pauvre, je me trompe ? Mais sais-tu exactement comment ?

    C’est ce que nous allons essayer de comprendre aujourd’hui. Nos vêtements proviennent majoritairement d’Asie où environ 60 millions d’employé.e.s (dont des enfants) s’activent pour nous les concocter. Ils et elles sont payé.e.s entre 30 et 80 euros par mois, soit entre environ 1 euro et 15 centimes et 3 euros et 7 centimes par longue journée de dure labeur. Ces dernières pouvant grimper jusqu’à 12 heures. Et cela pour un rythme de 6 à 7 jours de travail par semaine et ce, sans jamais de vacances. Même les pauses pour aller aux toilettes peuvent être interdites pour ces esclaves modernes par des patrons souvent violents, insultants et rabaissants. Pour couronner le tout, la sécurité est médiocre aussi bien au niveau des emplois, des locaux ou du matériel fourni pour manipuler des produits toxiques notamment lors de la teinture. Celle-ci engendre beaucoup de maladies graves chez les employé.e.s comme des cancers. De plus, ces firmes ne se préoccupent pas de la pollution des eaux et des sols qu'elles causent et qui contamine des villages entiers.

    De plus, que ce soit des vêtements bas de gamme ou de luxe, le traitement des « sous-humain.e.s » les fabriquant n’est pas meilleur.

    Et je n’ai même pas encore parlé de la souffrance des animaux, comme des moutons dont la quantité de laine est normalement optimale, mais qui, sous l’action humaine, entraîne la mort de nombres d’entre eux pendant les grandes chaleurs. Ils sont castrés, mutilés sans anesthésie, transportés pendant des heures entassés les uns sur les autres et finalement égorgés en étant conscients.

    Je sais pas vous, mais j’ai une envie de me précipiter vers les friperies et les artisans locaux ou simplement de surmonter ce faux besoin que les industries créent en nous.


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  • Humain/e!

    Je parie que tu as quelque part, au fond de ton sac à dos un petit goûter qui t'attend. Peut-être que celui-ci est chocolaté...

    Ah, tout le monde raffole du chocolat, mais peu savent le prix réel du cacao! Il y aurait beaucoup à dire, trop pour mon petit article... Concentrons nous donc, ici, sur les enfants.

    Ce sont près de 300 000 d'entre eux et elles qui travaillent pour notre seul plaisir gustatif ! On en retrouve dès le plus jeune âge, la plupart ont moins de 14 ans et pourtant ils et elles peuvent être soumis/e/s à des journées de travail de plus de  10 heures. (Soit souvent plus longues que les nôtres qui nous semblent déjà interminables.) 10 heures durant lesquelles ces enfants peuvent transporter des charges allant jusqu’à 40 kg, manier des machettes, se blesser sans être soigné/e/s, ou encore vaporiser de l'insecticide : ces derniers pouvant, nous ne le redirons jamais assez, provoquer des cancers, des perturbations de la reproduction, etc... Et n'oublions pas la commerce d'enfants lié à cette activité!

    Que pouvons nous faire?


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