Les jambes se rapprochent de l’arrière. Aux milieu des vieux livres, un Inconnu familier. Nez de Paul, d’Algérie, regard humide, doux, teint mâte, chaleureux, costume élégant, attendrissant. Comme l’incarnation d’une essentielle figure lancinante et fuyante,...
Lire la suiteToi. Toi là. Toi là devant. Toi là devant ta glace. Arrête donc de te mirer, de te perdre dans ton reflet. Tes yeux, oh putain, tes yeux, détournent les de ton regard. Tes prestations n’intéressent plus personne, plus que toi. Plus la peine de prétendre...
Lire la suiteJe suis lasse. Laisse moi: pas qu'j'te blesse. Je n'arrive à rien, rien d'autre Que de te heurter, que t'plomber. Je suis lasse des ces voraces idées noires. Laisse moi me noyer dans mes seules larmes, Laisse moi disparaître sans causer d'drame. J'regarde...
Lire la suiteJe voudrais arracher la noirceur de l’oiseau d’augure écrasante. Rendre le corbeau blanc comme un espoir prêt à s’envoler sous l’impulsion d’une force créatrice. Qu’un battement de plumes amoureuses encore lourdes de larmes fasse se dissoudre la mort...
Lire la suiteLa tour de mon enfance se dressait piteusement sur une planète isolée du reste de l'univers. De mon unique fenêtre je guettais un blanc cheval transportant le splendide donneur d'amour. J'ai attendu jusqu'à ce qu'elle tombe en ruine et que le temps me...
Lire la suiteLes crissements et bourdonnement, meurent. Le vroubissement du moteur, embaumé de notes naissantes s’est mue en un charmant gazouillis. La mélodie magicienne se love contre le mou monde. Les colosses de pierres surgissent de terres et font face aux titans...
Lire la suiteIl danse, assis sur un siège branlant. Sa digne veste sombre s’échouant , se traînant piteusement autour de ses baskets mal menées. Entre ses mains abîmée, l’instrument démiurge ; aux fonds de son abysse irissien, la souffrance démente. Du bout de ses...
Lire la suiteDe lourdes ailes de papier s’entassent sur mon lit livide. Elles me recouvrent, me plaque contre mon pâle et funeste compagnon. Puisque je suis captive, il leur est trivial de me contraindre à me dévouer à leur assortiment de mots. Ces derniers envahissent...
Lire la suiteIl git là. Son corps déployé, ses paupières closes. On pourrait le croire paisiblement égaré dans le monde des rêves si son expression ne se froissait pas ponctuellement à l’approche de pensées perturbatrices. Il doit les faire taire, les ensevelir sous...
Lire la suiteAprès un combat enragé pour ce que nous appelions la vie elle-même, la force nous abandonne inexorablement. La poussière soulevée par tant d’agitations tournoie encore un instant avant de s’affaisser mollement. Elle, qui occultait notre horizon, se retire....
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